LA BASTIDE : LA CUISINE VIVANTE DE NOËL BÉRARD AU CŒUR DU LUBERON

Il y a des restaurants avec vue, et il y a La Bastide. Nichée au sein de Capelongue — l'hôtel Beaumier perché au-dessus de Bonnieux — cette table étoilée contemple l'un des paysages les plus saisissants de Provence. En bas, le village s'accroche à sa colline. Autour des cuisines, les herbes sauvages attendent d'être cueillies. Noël Bérard cuisine ici depuis assez longtemps pour connaître chaque saison par le goût.

Il y a des restaurants avec vue, et il y a La Bastide. Nichée au sein de Capelongue — l'hôtel Beaumier perché au-dessus de Bonnieux — cette table étoilée contemple l'un des paysages les plus saisissants de Provence. En bas, le village s'accroche à sa colline. Autour des cuisines, les herbes sauvages attendent d'être cueillies. Noël Bérard cuisine ici depuis assez longtemps pour connaître chaque saison par le goût.

UNE CUISINE ÉCRITE PAR LA TERRE

La cuisine de Bérard n'est pas technique au sens ostentatoire du terme. Elle est précise, oui — des assiettes graphiques, des textures pensées, des saveurs tenues en équilibre. Mais l'ambition est la clarté, pas la complexité. Il parle de vouloir plus de spontanéité dans son travail, plus d'ouverture, et cet esprit se lit dans chaque plat. Des créations qui révèlent plutôt qu'elles ne se montrent.

Les menus dégustation — sept services chacun — sont là où cette vision trouve son expression la plus complète. Le Menu Luberon puise dans la plénitude du terroir environnant : agneau de Sisteron, truite de la Sorgue, asperges vertes du Vaucluse, olives noires de Nyons. Des ingrédients qui ne sont pas de la figuration, mais les véritables acteurs du récit. Un soufflé vapeur à l'artichaut, d'une légèreté étonnante. Des rougets de roche confits. Un dessert qui associe olives noires de Nyons et chocolat, et qui s'impose par sa seule conviction.

Le Menu Maraîcher emprunte un chemin différent. Sept services entièrement végétaux, construits à partir du potager du domaine et des cueillettes sauvages des hauteurs. Ce n'est pas une concession — c'est un argument culinaire complet pour ce que cette terre produit quand on laisse les saisons conduire.

Le vendredi et le samedi, un menu déjeuner ouvre une porte plus légère sur la même cuisine : tourné vers le marché, spontané, façonné par les trouvailles du matin.

La cuisine de Bérard n'est pas technique au sens ostentatoire du terme. Elle est précise, oui — des assiettes graphiques, des textures pensées, des saveurs tenues en équilibre. Mais l'ambition est la clarté, pas la complexité. Il parle de vouloir plus de spontanéité dans son travail, plus d'ouverture, et cet esprit se lit dans chaque plat. Des créations qui révèlent plutôt qu'elles ne se montrent.

Les menus dégustation — sept services chacun — sont là où cette vision trouve son expression la plus complète. Le Menu Luberon puise dans la plénitude du terroir environnant : agneau de Sisteron, truite de la Sorgue, asperges vertes du Vaucluse, olives noires de Nyons. Des ingrédients qui ne sont pas de la figuration, mais les véritables acteurs du récit. Un soufflé vapeur à l'artichaut, d'une légèreté étonnante. Des rougets de roche confits. Un dessert qui associe olives noires de Nyons et chocolat, et qui s'impose par sa seule conviction.

Le Menu Maraîcher emprunte un chemin différent. Sept services entièrement végétaux, construits à partir du potager du domaine et des cueillettes sauvages des hauteurs. Ce n'est pas une concession — c'est un argument culinaire complet pour ce que cette terre produit quand on laisse les saisons conduire.

Le vendredi et le samedi, un menu déjeuner ouvre une porte plus légère sur la même cuisine : tourné vers le marché, spontané, façonné par les trouvailles du matin.

LE CHEMIN QUI L'A MENÉ ICI

Bérard a grandi en Île-de-France, loin des oliveraies. Sa route vers la Provence n'a pas été directe, mais elle a été décisive. Il s'est formé aux côtés de Philippe Mille au Domaine Les Crayères à Reims — l'une des cuisines les plus exigeantes de France — avant de traverser les frontières pour rejoindre Maxime Gilbert à Hong Kong. La technique construite pendant ces années reste visible dans son travail. Tout comme la curiosité.

À son arrivée à Capelongue, quelque chose a changé. Le Luberon exigeait une autre forme d'attention. Non plus la précision contrôlée d'une grande cuisine française, mais la capacité à écouter la terre, à suivre ce que le jardin et les collines offraient plutôt que d'imposer une vision figée. Cette relation s'est approfondie avec le temps, et les menus de La Bastide en sont le résultat : des propositions vivantes, réécrites par les saisons, fidèles à une Provence généreuse et sans hâte.

Bérard a grandi en Île-de-France, loin des oliveraies. Sa route vers la Provence n'a pas été directe, mais elle a été décisive. Il s'est formé aux côtés de Philippe Mille au Domaine Les Crayères à Reims — l'une des cuisines les plus exigeantes de France — avant de traverser les frontières pour rejoindre Maxime Gilbert à Hong Kong. La technique construite pendant ces années reste visible dans son travail. Tout comme la curiosité.

À son arrivée à Capelongue, quelque chose a changé. Le Luberon exigeait une autre forme d'attention. Non plus la précision contrôlée d'une grande cuisine française, mais la capacité à écouter la terre, à suivre ce que le jardin et les collines offraient plutôt que d'imposer une vision figée. Cette relation s'est approfondie avec le temps, et les menus de La Bastide en sont le résultat : des propositions vivantes, réécrites par les saisons, fidèles à une Provence généreuse et sans hâte.

UN DÎNER À LA BASTIDE

Le dîner est servi du mardi au samedi. Le Menu Maraîcher est à 175 € ; le Menu Luberon, à 195 €. Le déjeuner, les vendredis et samedis, est proposé à 95 €. Le restaurant est au sein de Capelongue — la route qui monte à travers le Luberon fait partie de l'expérience, et la table qui l'attend vaut bien les virages.

Le dîner est servi du mardi au samedi. Le Menu Maraîcher est à 175 € ; le Menu Luberon, à 195 €. Le déjeuner, les vendredis et samedis, est proposé à 95 €. Le restaurant est au sein de Capelongue — la route qui monte à travers le Luberon fait partie de l'expérience, et la table qui l'attend vaut bien les virages.

FAQ - Informations utiles avant de partir

La Bastide propose le dîner du mardi au samedi et le déjeuner les vendredis et samedis.

Non — le restaurant accueille les convives extérieurs à l'hôtel. La réservation est vivement conseillée.

Les deux menus du dîner comptent sept services. Le Menu Maraîcher est entièrement végétal ; le Menu Luberon s'appuie sur l'ensemble du terroir provençal.

Le menu déjeuner est à 95 €. Les menus dîner sont à 175 € (Menu Maraîcher) et 195 € (Menu Luberon).